Nos 3 plus grosses erreurs d’investisseurs débutants

Alexandre Verde
avril 06, 2026
Nos 3 plus grosses erreurs d’investisseurs débutants | Retour d’expérience
Retour d’expérience — Père & fils

Nos 3 plus grosses erreurs d’investisseurs débutants

On aurait aimé que quelqu’un nous dise ces choses-là avant de commencer. Au lieu de ça, on les a apprises à nos dépens — avec du temps perdu, de l’argent mal placé, et quelques nuits à se demander si on avait fait les bons choix. Ce n’est pas un article de conseils génériques. C’est ce qu’on a vécu, tel quel.

Ces erreurs, on les voit partout autour de nous — chez des amis, dans les forums, dans les commentaires de nos articles. Elles ne sont pas honteux. Elles font partie du chemin. Mais si on peut vous en éviter une seule, cet article aura servi à quelque chose.

« Le prix de l’expérience, c’est ce qu’on paie pour apprendre ce qu’on aurait pu savoir gratuitement en écoutant mieux. On a payé ce prix. Vous n’êtes pas obligés de le faire. »
Mise en contexte

Pourquoi on parle de nos erreurs

La plupart des sites financiers vous expliquent quoi faire. Très peu vous expliquent ce qu’ils ont fait de travers. On trouve que c’est dommage — parce que les erreurs sont souvent plus instructives que les succès.

Quand on a commencé à s’intéresser aux investissements alternatifs — l’or, les forêts, les montres, le crowdfunding — on avait l’enthousiasme des débutants. On lisait tout, on écoutait des podcasts, on suivait des forums. On pensait être bien préparés.

On ne l’était pas. Pas vraiment. Il y a une différence entre comprendre un concept intellectuellement et comprendre ce que ça signifie vraiment quand votre argent est en jeu, quand les marchés bougent dans le mauvais sens, quand vous réalisez que vous avez pris une décision pour de mauvaises raisons.

Voici les trois erreurs qui nous ont le plus coûté — pas nécessairement en argent, mais en temps, en stress, et en occasions manquées. On espère qu’elles vous parleront.

« Ce n’est pas l’échec qui forme — c’est la réflexion honnête sur l’échec. Beaucoup d’investisseurs font les mêmes erreurs en boucle parce qu’ils ne prennent jamais le temps de les analyser vraiment. »
Les 3 erreurs
01
Erreur n°1

Diversifier sans comprendre ce qu’on achetait

On avait lu partout que la diversification était la clé. Alors on a diversifié — parfois sans vraiment comprendre ce dans quoi on mettait notre argent. Une SCPI par-ci, un peu de crowdfunding immobilier par-là, quelques grammes d’or, une part de GFI. Sur le papier, c’était équilibré. Dans la réalité, on avait constitué un portefeuille dont on ne maîtrisait pas vraiment les mécaniques, les risques, ni les interactions.

Le problème de la diversification mal comprise, c’est qu’elle donne une fausse impression de sécurité. On se dit « je suis diversifié, donc je suis protégé ». Mais si vous ne comprenez pas pourquoi un actif monte ou descend, vous ne savez pas non plus quoi faire quand ça va mal. On a eu cette expérience avec le crowdfunding immobilier en 2022 — on ne mesurait pas vraiment le risque de liquidité ni ce que signifiait concrètement un retard de remboursement.

La leçon : Avant d’investir dans quoi que ce soit, posez-vous cette question : « Si je devais expliquer à quelqu’un comment ça fonctionne et pourquoi ça peut perdre de la valeur, est-ce que je pourrais le faire clairement ? » Si la réponse est non, vous n’êtes pas encore prêt à y mettre votre argent.

Ce qu’on fait maintenant

On ne touche à un nouvel actif qu’après avoir passé au moins un mois à l’étudier sérieusement — pas en lisant des articles promotionnels, mais en cherchant activement les arguments contre, les risques cachés, les cas où ça s’est mal passé pour d’autres. La bonne diversification, c’est répartir sur des actifs qu’on comprend vraiment, pas sur des actifs qu’on pense comprendre.

02
Erreur n°2

Sous-estimer l’importance de la liquidité

C’est l’erreur qui nous a le plus stressés. Au début, on cherchait du rendement — et les actifs alternatifs offrent souvent de meilleurs rendements que les placements classiques précisément parce qu’ils sont moins liquides. On avait compris l’équation intellectuellement. Mais on n’avait pas mesuré ce que ça signifiait dans la vraie vie.

En 2023, on a eu besoin de mobiliser du capital assez rapidement pour une opportunité immobilière. On a alors réalisé que l’essentiel de notre épargne était coincée dans des actifs illiquides — un GFI (minimum 5 ans), des parts de SCPI (délai de cession variable), des montres de collection (vente rapide possible mais pas instantanée). On a dû passer à côté de cette opportunité. Pas de catastrophe, mais une leçon cuisante.

La leçon : La liquidité, ça ne se gère pas au moment où on en a besoin — ça se planifie avant. La règle qu’on applique maintenant : jamais plus de 60 % du patrimoine investissable dans des actifs illiquides, et toujours un matelas de 6 à 12 mois de dépenses sur des supports disponibles immédiatement.

La matrice qu’on utilise maintenant

Avant tout investissement, on pose désormais trois questions dans l’ordre : De quoi ai-je besoin dans les 12 prochains mois ? (réserve de précaution), Qu’est-ce que je pourrais avoir besoin de mobiliser dans 1 à 5 ans ? (capital semi-liquide), et seulement ensuite : Qu’est-ce que je peux immobiliser plus de 5 ans ? (actifs illiquides à rendement supérieur). Beaucoup d’investisseurs font l’inverse — ils investissent d’abord et gèrent la liquidité après. C’est une erreur.

À noter : Le paradoxe de la liquidité, c’est que les actifs les plus illiquides sont souvent les plus rentables sur le long terme — forêts, SCPI, private equity. Mais cette rentabilité supérieure est précisément la compensation de l’illiquidité. Si vous pouvez vous permettre de bloquer ce capital, c’est souvent un bon compromis. Si vous n’êtes pas sûr, ne le faites pas.
03
Erreur n°3

Investir sous l’influence des émotions et de la FOMO

Celle-là, c’est probablement la plus universelle — et la plus difficile à admettre. En 2021, on a regardé les cryptomonnaies monter pendant des mois sans y toucher. Puis, courant 2021, on a craqué. Pas parce qu’on avait analysé froidement la situation, pas parce que notre thèse d’investissement avait changé — mais parce qu’on voyait tout le monde autour de nous gagner de l’argent et qu’on ne voulait pas manquer le train.

La suite, vous la connaissez. On a investi près du sommet, on a regardé la valeur fondre de plus de 60 % en quelques mois, et on a fini par vendre avec une perte significative — non pas parce que la situation l’exigeait rationnellement, mais parce que le stress émotionnel était devenu insupportable. Double erreur : acheter sous la FOMO, vendre sous la panique.

La leçon : Chaque fois que vous ressentez une urgence à investir — « il faut que j’y sois maintenant sinon je rate quelque chose » — c’est exactement le moment de ralentir, pas d’accélérer. Les meilleures décisions d’investissement sont celles prises sans pression temporelle, avec une thèse claire et un horizon défini.

Le test qu’on s’impose maintenant

Avant tout investissement, on attend maintenant systématiquement 72 heures après avoir pris la décision, même si tout semble urgent. Si après 72 heures la décision tient toujours la route quand on la réévalue à tête froide, on la prend. Sinon, c’était de l’émotion déguisée en analyse. On applique cette règle sans exception depuis 2022 — et elle nous a évité plusieurs mauvaises décisions.

On a aussi appris à reconnaître les signaux qui indiquent qu’on est en mode émotionnel plutôt qu’analytique : on suit les discussions de forums en temps réel, on vérifie les cours plusieurs fois par jour, on cherche des articles qui confirment ce qu’on a déjà envie de faire. Ces comportements sont des indicateurs fiables qu’on ne devrait pas prendre de décision financière dans les prochaines heures.

La bonne nouvelle : Cette erreur est la plus facile à corriger une fois qu’on en est conscient. Il suffit de se créer quelques règles simples et de s’y tenir — la règle des 72h, un plafond de concentration sur un seul actif, un horizon minimum avant de revendre. Les règles ne suppriment pas les émotions, mais elles vous empêchent d’agir dessus.
Ce qu’on en retient
La synthèse

Ce que ces erreurs nous ont vraiment appris

Au fond, ces trois erreurs ont un point commun : elles viennent toutes d’un manque de cadre. Pas d’un manque de connaissance — on lisait beaucoup. Mais d’un manque de processus, de règles personnelles, d’une discipline appliquée systématiquement.

Investir dans des actifs alternatifs est plus exigeant intellectuellement que d’acheter des ETF indiciels. Il faut comprendre des mécanismes différents, évaluer des risques moins standardisés, et faire preuve d’une patience que les marchés financiers ne vous demandent pas au même degré. Ce n’est pas une raison de s’en éloigner — c’est une raison d’y entrer mieux préparé.

Les trois règles qu’on a gardées

Ne jamais investir dans quelque chose qu’on ne peut pas expliquer simplement. Si on ne comprend pas le mécanisme de perte, on ne comprend pas l’investissement. C’est aussi simple que ça.

Planifier la liquidité avant de planifier le rendement. Le rendement est séduisant. La liquidité est vitale. L’une sans l’autre crée des problèmes au moment où vous en avez le moins besoin.

Se méfier de l’urgence. Les bonnes opportunités d’investissement ne disparaissent pas en 48 heures. Si quelque chose semble urgent, c’est soit une manipulation, soit une émotion. Dans les deux cas, c’est un signal de ralentir.

Pour finir : Ces erreurs font aujourd’hui partie de notre méthode — non pas parce qu’on s’en félicite, mais parce qu’elles nous ont appris à construire un portefeuille qui correspond vraiment à notre profil, notre horizon, et notre tolérance au stress. C’est ça, au fond, l’objectif de l’investissement bien compris.

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