janvier 30, 2026
Investir en Crowdfunding immobilier :
viser 12% de rendement
Livret A à 3%, inflation à 4% : résultat, vous perdez 1% par an. Pour contrer cela, j’ai choisi d’investir en crowdfunding immobilier, une solution radicale qui permet de viser des rendements de 10 % en finançant la construction de logements, le tout sans aucune gestion locative. Accessible dès 1 euro, ce placement séduit par sa simplicité. Mais la simplicité ne signifie pas pour autant investissement sans risque..
1. Pourquoi le crowdfunding immobilier séduit-il autant ?
Avec le Livret A qui chute à 1,4 % en février et des marchés boursiers incertains, laisser son argent dormir sur des comptes classiques est une erreur qui vous coûte du pouvoir d’achat. Les épargnants délaissent massivement ces produits pour revenir vers des actifs tangibles et rémunérateurs.
Le principe du financement participatif appliqué à la promotion
Le principe du crowdfunding immobilier est assez simple : il s’agit d’un système qui permet à des particuliers d’investir collectivement dans des projets immobiliers, généralement à partir de montants faibles (souvent dès 1000€). En contrepartie, le promoteur s’engage à vous rembourser votre capital avec des intérêts, souvent autour de 10% par an, une fois le projet terminé.
Je vous donne un exemple :
Imaginez qu’un promoteur a besoin de 500 000€ pour financer la construction d’une petite résidence. Plutôt que de tout emprunter à la banque, il fait appel à vous et à 499 autres particuliers qui investissent chacun 1000€. Vous devenez ainsi co-financeur du projet. Une fois les appartements construits et vendus, il vous rembourse votre capital, plus les intérêts promis. Au final, vous aurez transformé vos 1000€ en 1200€ sans avoir levé le petit doigt. C’est ça, le crowdfunding immobilier : un accès démocratisé à l’investissement dans la pierre, avec des rendements qui font rêver… mais aussi des risques bien réels si le chantier dérape. Si le projet tourne mal, vous pouvez perdre tout ou partie de votre mise.
« Le crowdfunding immobilier permet de financer l’économie réelle en court-circuitant les circuits bancaires traditionnels pour une efficacité maximale. »
Un investissement concret loin des marchés financiers volatils
La pierre offre une tangibilité que les actifs numériques ne posséderont jamais. C’est du solide, ancré dans le sol, loin des écrans.
La valeur d’un immeuble en construction reste déconnectée des krachs boursiers soudains. Votre rendement dépend de l’avancement des travaux, pas de l’humeur des traders. C’est un rempart solide contre l’incertitude des indices mondiaux qui rassure énormément.
J’adore passer devant un chantier dont je suis donateur, et me dire que j’ai aidé à le sortir de terre. On parle ici de projets visibles dans nos villes. Cette proximité géographique change tout au rapport à l’épargne.
Pour moi, l’immobilier demeure une de mes valeurs refuges préférées.
L’accessibilité record avec des tickets d’entrée dérisoires
Fini le temps où l’investissement immobilier était réservé aux héritiers fortunés. Aujourd’hui, investir en crowdfunding immobilier est possible avec quelques centaines d’euros. On devient « co-financeur » d’un programme immobilier d’envergure sans se ruiner.
Acheter un studio demande un crédit sur vingt ans et une gestion locative épuisante. Le crowdfunding élimine la gestion locative et les soucis de copropriété. Vous évitez aussi les appels de charges imprévus et les locataires indélicats. (Rien que pour cela, je dis merci !)
Voyons les avantages concrets de ce système :
- Ticket d’entrée dès 100€
- Absence de frais de gestion
- Souscription 100% en ligne
- Diversification immédiate
C’est une flexibilité financière vraiment rare.
État des lieux du marché après les secousses de 2024
L’année 2024 a été brutale avec une hausse des défauts à 4 % (projets de crowdfunding immobilier qui n’ont pas pu rembourser les investisseurs comme prévu). Mais ce nettoyage était nécessaire pour assainir le secteur. Les acteurs les moins sérieux ont disparu du paysage concurrentiel.
Les dossiers de 2026 n’ont plus rien à voir avec ceux de l’époque précédente. Les marges sont mieux calculées et les promoteurs survivants affichent une solidité financière renforcée. Le risque est désormais bien mieux maîtrisé par les pros.
Les plateformes comme Raizers ne laissent plus rien passer. Elles auditent chaque ligne de bilan avant de valider. La qualité prime désormais largement sur le volume de dossiers pour protéger votre épargne.
2. Les piliers du rendement : comment ça fonctionne vraiment ?
Pourquoi on parle d’intérêts et non de loyers
Parce que vous n’achetez pas de bien immobilier, vous prêtez de l’argent. Nuance fondamentale.
Ici, vous endossez le costume du banquier, ni plus ni moins. Vous prêtez votre capital à un promoteur qui en a besoin pour financer son chantier. En échange de ce service rendu et surtout, en échange de l’immobilisation de votre argent pendant 18, 24 ou 36 mois, le promoteur vous verse des intérêts.
Oubliez les galères de la gestion locative traditionnelle et ses vacances imprévues. Il n’y a aucune toiture à réparer ni locataire à relancer pour un impayé. Le rendement est gravé dans le marbre dès la signature. C’est net.
Bref, vous touchez des intérêts sur une dette privée, pas des revenus fonciers.
La mécanique du remboursement « in fine » expliquée simplement
Le terme « in fine » effraie parfois, mais son principe reste basique. Vous ne touchez absolument rien pendant le projet, puis le capital et les intérêts tombent d’un coup. Tout arrive à la fin.
Ce mécanisme a un impact direct sur votre trésorerie personnelle au quotidien. N’espérez pas payer vos factures d’électricité avec ces flux, car il n’y a aucun revenu intermédiaire. C’est une stratégie de capitalisation pure, pas de rente.
Pour le promoteur, c’est une bouffée d’oxygène vitale durant le chantier. Cela lui permet de préserver sa trésorerie pour les travaux sans être saigné par des mensualités. Il rembourse une fois vendu.
La patience est donc la vertu cardinale pour réussir à investir en crowdfunding immobilier.
Comprendre le Taux de Rendement Interne (TRI) sans mal de crâne
Le TRI est le véritable juge de paix de votre performance financière. Il intègre le facteur temps, c’est-à-dire la durée réelle pendant laquelle votre argent est immobilisé. C’est la seule vérité.
Ce taux bouge si le projet se termine plus tôt ou plus tard que prévu. Un remboursement anticipé fait mécaniquement grimper votre rentabilité annuelle réelle, car l’argent a travaillé vite. Le temps, c’est littéralement de l’argent.
« Le TRI est le seul juge de paix pour comparer deux projets aux durées et aux taux faciaux différents. »
Je vous conseille de toujours regarder ce chiffre avant de cliquer sur « investir ».
L’horizon de placement court terme comme levier de rotation
La durée de vie de ces projets est étonnamment courte, souvent entre 12 et 24 mois. C’est un cycle très rapide pour le secteur de la pierre. On est loin du long terme.
C’est là que réside la magie de l’effet boule de neige pour votre portefeuille. En récupérant votre mise rapidement, vous pouvez la réinjecter immédiatement sur d’autres dossiers prometteurs. Cela multiplie vos opportunités de gains composés.
Comparez cela avec une SCPI où votre capital dort souvent pendant huit ou dix ans. Le crowdfunding offre une agilité financière incomparable pour l’épargnant qui veut rester mobile. C’est un monde différent.
Cette flexibilité temporelle est un atout majeur. Elle est vitale en période d’inflation.
3. Dette privée ou actions : quel montage financier choisir ?
Quand vous investissez en crowdfunding immobilier, vous ne signez pas toujours le même type de contrat. Selon les plateformes et les projets, le véhicule juridique change — et avec lui, votre niveau de protection en cas de pépin. Comprendre ces différences, c’est comprendre où va vraiment votre argent et ce qui vous protège (ou pas) si le promoteur fait défaut.
Voici les trois grandes structures que vous allez croiser :
L’obligation simple, le grand classique du secteur
L’obligation fonctionne comme une reconnaissance de dette standard signée par l’opérateur. Le taux est fixe, connu d’avance, et les conditions de sortie sont clairement balisées dès le départ.
C’est souvent le choix préféré des débutants qui souhaitent investir en crowdfunding immobilier sans complexité. La visibilité est maximale sur ce type de contrat. Vous savez exactement combien vous allez toucher si tout se passe comme prévu.
Notez que l’obligation est souvent assortie de garanties contractuelles pour sécuriser l’opération : caution personnelle du dirigeant, hypothèque sur le bien, nantissement d’actifs… Elle offre un cadre rassurant pour une première expérience en financement participatif, limitant les mauvaises surprises.
La dette avec intéressement pour booster la performance
Ici, on introduit le concept assez séduisant de bonus de sortie pour l’épargnant. En plus du taux fixe, vous touchez une part des bénéfices si le promoteur dépasse ses objectifs.
Mais analysez bien le risque associé avant de vous lancer tête baissée. Pour vous offrir ce bonus potentiel, le promoteur réduit souvent le taux d’intérêt fixe de base. Là où une obligation classique vous proposerait 10%, la dette avec intéressement vous proposera peut-être 7% + le bonus variable. Résultat : si le projet se vend mal, vous perdez le bonus ET vous vous retrouvez avec un rendement inférieur à ce que vous auriez eu avec une obligation simple. C’est un pari direct sur la qualité commerciale du programme immobilier.
Je conseille ce montage pour les investisseurs qui connaissent bien le marché local visé. Il permet de capter une partie de la valeur créée par la promotion sans gérer le chantier.
Prendre des parts au capital : risques et opportunités
Avec le Crowdequity, vous devenez ici associé de la société de projet immobilière. Vos gains ne sont plus limités par un taux d’intérêt contractuel, mais liés aux résultats.
Je dois vous alerter sur la hiérarchie stricte des remboursements en cas de faillite. En cas de coup dur, les obligataires passent avant vous. Vous êtes le dernier servi après les banques et les créanciers privilégiés.
En contrepartie, je souligne le potentiel de gain beaucoup plus élevé sur ces dossiers. C’est le montage qui offre les meilleures perspectives de profit en cas de succès fulgurant de l’opération.
Ce mode est réservé aux profils avertis qui acceptent une part d’aléa plus importante.
Comparaison des rendements selon la structure juridique
| Montage | Rendement cible | Niveau de risque | Priorité de remboursement |
|---|---|---|---|
| Obligation simple | 8-10% | 3/5 | Intermédiaire (après banques) |
| Dette avec intéressement | 10-12% | 4/5 | Intermédiaire (variable) |
| Action/Capital | 12%+ | 5/5 | Dernier servi (Actionnaire) |
Il faut comprendre pourquoi les taux augmentent mécaniquement avec le risque pris. Plus vous êtes bas dans l’ordre des remboursements, plus la prime de risque doit être généreuse pour compenser. C’est la logique financière de base.
Rappelez-vous que le choix du montage dépend de votre tolérance personnelle aux pertes financières. Ne visez pas le 12% si vous ne dormez plus à la moindre secousse du marché.
L’équilibre est souvent la clé d’une stratégie de long terme réussie et rentable.
4. La sélection drastique des projets pour éviter les mauvaises surprises
Pour ne pas se tromper, il faut regarder sous le capot. La sélection des dossiers est un travail d’orfèvre.
L’audit financier du promoteur, une étape non négociable
Je commence toujours par éplucher les bilans comptables de l’opérateur. On ne cherche pas juste du profit, mais une vraie solvabilité. Il doit pouvoir absorber un imprévu financier sans ciller.
Ensuite, je regarde son historique bancaire avec attention. Si les grandes banques lui font confiance, c’est un signal très positif pour nous. Investir en crowdfunding immobilier vient souvent en complément d’un prêt bancaire classique.
La plateforme doit absolument fouiller les dettes existantes de la structure. Une holding trop endettée présente un danger de faillite en cascade pour l’investisseur. On ne veut pas payer les pots cassés des autres.
La santé financière du porteur de projet est votre première ligne de défense.
Analyser le track-record et l’expérience de l’opérateur
Il faut vérifier combien d’immeubles ce professionnel a déjà construit concrètement. L’expérience de terrain ne se remplace pas par des tableurs Excel bien présentés. On veut du béton, pas des promesses.
Je recherche systématiquement les retards passés ou les chantiers abandonnés. Un historique sans aucune tâche est rare, mais les accidents répétés doivent vous faire fuir immédiatement. C’est le signe d’une gestion souvent calamiteuse.
« Dans la promotion immobilière, le passé est souvent le meilleur miroir du futur : privilégiez ceux qui livrent leurs projets. »
Un bon promoteur est d’abord un bon technicien qui maîtrise ses délais.
Vérifier la pré-commercialisation du programme immobilier
Parlons du taux de pré-commercialisation, un indicateur que je surveille comme le lait sur le feu. C’est le pourcentage de logements déjà vendus sur plan avant même que le chantier ne démarre vraiment.
Pourquoi un seuil de 40% ou 50% est-il si rassurant à mes yeux ? Cela prouve que le produit correspond à une demande réelle du marché local. Le risque de mévente diminue drastiquement quand les acheteurs ont signé.
Il y a un lien direct avec le financement bancaire classique. Les banques n’activent souvent leurs prêts qu’une fois ce seuil de ventes atteint par le promoteur. Pas de ventes, pas de crédit.
Ne financez jamais un projet dont personne ne veut acheter les appartements.
Le rôle de la Fiche d’Information Clé sur l’Investissement (FICI)
La FICI est bien plus qu’un simple papier administratif, c’est le document juridique de référence. Elle synthétise tous les risques et les caractéristiques de l’offre de manière standardisée. C’est brut, mais honnête.
Je vous conseille de lister les points à surveiller : frais réels, garanties offertes, et scénarios de défaut. C’est votre boussole avant de valider votre paiement sur la plateforme. Sans ça, vous naviguez à l’aveugle.
- Identité de l’émetteur
- Description du projet
- Risques spécifiques
- Modalités de remboursement
- Frais applicables
Lire ce document est une obligation morale pour tout investisseur sérieux.
5. Les risques réels que personne ne doit ignorer
Pour être un investisseur éclairé, il faut regarder les zones d’ombre. Voici ce qui peut mal tourner.
L’illiquidité ou le piège de l’argent bloqué
Oubliez l’idée d’un bouton « vendre » instantané pour récupérer vos fonds. Une fois que vous avez prêté votre argent, il est techniquement verrouillé jusqu’à l’échéance du contrat. Vous ne le reverrez pas avant la fin.
Il n’existe aucun marché secondaire organisé pour revendre vos titres. Contrairement aux actions cotées, vous ne pouvez pas céder vos parts à un autre particulier si une urgence financière vous frappe. Vous restez collé à votre investissement.
Mon conseil est simple : n’investissez que de l’argent « mort ». Je parle de fonds dont vous n’aurez absolument pas besoin pour payer vos factures courantes ou gérer un imprévu.
Cette illiquidité totale est le prix à payer pour viser un rendement élevé.
Les retards de chantier et leurs conséquences financières
Les causes de ralentissement sont légion : une météo capricieuse, la faillite soudaine d’un artisan ou le recours administratif d’un voisin mécontent. En construction, l’imprévu reste la seule norme fiable.
Heureusement, ce scénario n’est pas toujours perdant pour votre portefeuille. La plupart des contrats prévoient une majoration du taux d’intérêt si le remboursement dépasse la date prévue initialement. L’attente génère donc parfois plus de gains.
Notez bien qu’un retard ne signifie pas un défaut de paiement. C’est souvent juste un décalage de trésorerie agaçant. Cela perturbe néanmoins votre propre planification d’investissement si vous comptiez sur cet argent.
Prévoyez toujours une marge de sécurité de six mois dans vos calculs personnels.
Le scénario catastrophe de la perte totale en capital
Le pire cas reste le dépôt de bilan du promoteur avant l’achèvement des travaux. Si l’actif ne vaut plus rien ou couvre à peine les dettes, les investisseurs perdent leur mise initiale.
Regardons les chiffres en face : bien que l’on espère l’éviter, le défaut définitif existe. Il frappe souvent des opérateurs trop gourmands ou mal structurés financièrement qui n’arrivent plus à rembourser leurs créanciers.
La diversification reste votre seul véritable remède contre ce danger. Ne mettez jamais sur un seul projet une somme qui pourrait mettre en péril votre équilibre financier global.
Le risque de perte totale est le pendant indispensable de la performance affichée.
6. Fiscalité et enveloppes
Gagner de l’argent est une chose, savoir ce qu’il reste dans votre poche après impôts en est une autre.
Le Prélèvement Forfaitaire Unique par défaut
La « Flat Tax » frappe fort avec son taux global de 31,4%. Ce mécanisme groupe 12,8% d’impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux incompressibles. C’est le régime appliqué d’office.
J’apprécie la simplicité brutale de ce système pour l’investisseur pressé. La plateforme ponctionne la somme à la source avant de virer vos intérêts nets. Vous ne sortez aucune trésorerie au moment du gain. Tout est déjà réglé.
Ce taux reste fixe, peu importe si vos revenus globaux explosent les plafonds. C’est une aubaine mathématique pour les contribuables situés dans les tranches marginales élevées. Vous évitez la progressivité douloureuse.
Déclarer ses revenus de crowdfunding sans faire d’erreur
Chaque plateforme vous envoie un Imprimé Fiscal Unique (IFU) en début d’année. Ce document précieux récapitule la totalité de vos gains et vos prélèvements. Ne le perdez surtout pas de vue.
Remplir sa déclaration de revenus devient alors un jeu d’enfant, ou presque. Normalement, l’administration fiscale pré-remplit les cases correspondantes avec ces données transmises. Il suffit de vérifier la cohérence des chiffres. Une erreur reste toujours possible.
Méfiez-vous cependant des projets situés hors de nos frontières. Certains pays appliquent une retenue à la source qui exige une manipulation spécifique pour esquiver la double imposition. Le formulaire 2047 devient alors nécessaire.
Une rigueur administrative minimale évite bien des soucis avec le fisc.
7. Les critères pour dénicher la plateforme la plus solide
Le choix de l’intermédiaire est aussi vital que celui du projet lui-même. Voici comment je procède pour séparer le bon grain de l’ivraie.
Analyser le taux de défaut et les retards de paiement
Regardez les indicateurs de performance publiés obligatoirement, c’est la base. Un taux de défaut proche de zéro, comme chez Bienprêter est un signe de sélection rigoureuse des dossiers.
Ne paniquez pas immédiatement face aux retards contractuels, c’est assez courant dans le bâtiment. Il faut distinguer les simples décalages de quelques mois des pertes définitives. Une plateforme transparente communique ouvertement sur ces chiffres, même quand ils font mal.
Notez bien que le volume de projets financés donne de la crédibilité aux statistiques. Un taux parfait de 0 % sur seulement deux projets ne veut strictement rien dire. Il faut du recul.
La transparence totale sur les échecs passés reste la marque des grandes plateformes sérieuses.
La transparence sur les frais et les commissions cachées
Vérifiez systématiquement que l’inscription et l’acte d’investir en crowdfunding immobilier sont gratuits. La plateforme doit se rémunérer uniquement auprès du promoteur immobilier qui emprunte votre argent.
Traquez les frais de retrait ou de tenue de compte qui grignotent la performance. Les meilleurs acteurs du marché, comme La Première Brique, ne facturent rien aux particuliers pour maximiser leur rendement net d’impôts.
Comprenez bien le modèle économique en place. Si c’est gratuit pour vous, c’est que le promoteur paie une commission d’apport d’affaires. C’est le standard sain du secteur que je privilégie.
Fuyez tout intermédiaire qui tente de grignoter votre capital dès l’entrée en relation.
8. Diversification et stratégie pour un portefeuille équilibré
Ne jamais mettre tous ses œufs dans le même immeuble
Ne jouez pas les héros avec une seule ligne d’investissement. Je conseille toujours de diviser son capital sur au moins cinq ou dix projets différents. Si l’un d’eux échoue, les gains des autres compenseront largement la perte.
Il faut impérativement varier les zones géographiques et les types d’actifs. Mélangez du résidentiel à Paris avec de la réhabilitation à Lyon ou des bureaux à Bordeaux. C’est la meilleure méthode pour investir en crowdfunding immobilier sans sueurs froides.
Miser sur l’immobilier durable et la réhabilitation urbaine
Vous devriez privilégier les projets qui rénovent l’existant plutôt que le neuf. La réhabilitation énergétique est non seulement écologique, mais elle répond aussi aux nouvelles normes législatives très strictes.
Prenez le temps d’analyser l’impact social réel. Financer un immeuble qui redynamise un quartier délaissé donne du sens à votre épargne. C’est l’investissement utile par excellence en 2026, loin de la spéculation vide.
Il faut noter que ces projets bénéficient souvent de subventions ou de facilités administratives. Cela sécurise indirectement la rentabilité de l’opération pour l’investisseur final, ce qui n’est pas négligeable.
Investir dans le durable, c’est parier sur la valeur future de notre patrimoine. C’est lucide.
FAQ
Pourquoi le crowdfunding immobilier reste-t-il attractif en 2026 malgré le contexte ?
Si je regarde les chiffres, l’épargne des Français en 2026 reste massivement orientée vers des produits liquides comme les livrets, délaissant souvent les actifs tangibles. Pourtant, le crowdfunding immobilier continue de séduire car il propose une rentabilité brute annuelle comprise entre 8 % et 12 %. C’est un moyen pour moi de dynamiser mon épargne en finançant l’économie réelle, bien loin des rendements plafonnés des placements sécurisés classiques.
De plus, après les secousses du marché, les projets financés sur la période 2024-2025 semblent bénéficier d’un contexte plus sain. Même si l’immobilier ne représente qu’une fraction marginale du patrimoine financier des ménages (environ 1 %), ce type d’investissement permet de s’exposer à la « pierre » avec des tickets d’entrée parfois aussi bas que 1 euro, sans les contraintes de gestion locative.
Les taux de défaut ont-ils vraiment explosé ces dernières années ?
Il ne faut pas se voiler la face : les statistiques sont brutales pour la période récente. Le taux de défaut en montant pour l’immobilier a grimpé en flèche, passant de 2,27 % en 2022 à plus de 25 % fin 2025. C’est une réalité que je dois intégrer : le risque zéro n’existe pas et la crise de 2024 a laissé des traces, notamment sur les projets financés entre 2020 et 2022.
Cependant, une tendance à la stabilisation, voire un léger reflux, a été observée sur la toute fin de l’année 2025. Cela suggère que le pire est peut-être derrière nous, mais cela m’incite à une vigilance extrême sur la sélection des dossiers. Je regarde toujours l’historique de la plateforme : certaines affichent des taux de défaut élevés (plus de 30 % pour certaines), tandis que d’autres maintiennent des indicateurs bien plus rassurants.
Quelle fiscalité s’applique à mes gains : PFU ou PEA-PME ?
Par défaut, c’est la simplicité qui prime avec le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), ou « Flat Tax ». L’État ponctionne 31,4 % de mes intérêts (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). C’est clair, net et prélevé à la source, ce qui m’évite bien des maux de tête administratifs.
Mais si je suis patient, le PEA-PME est une arme redoutable pour l’optimisation fiscale. En y logeant des titres éligibles (crowdequity ou certaines obligations), je peux être exonéré d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention. Je ne paie alors que les prélèvements sociaux de 18,6 %. C’est une différence qui pèse lourd sur la rentabilité nette finale.
Comment m’assurer que la plateforme choisie est fiable ?
Avant de confier le moindre centime, je vérifie systématiquement un point non négociable : le statut de Prestataire de Service de Financement Participatif (PSFP). C’est le sésame européen obligatoire pour proposer du prêt ou de l’investissement. Si une plateforme n’est pas sur le registre de l’ESMA, je passe mon chemin.
Ensuite, je plonge dans les chiffres. Je regarde le volume de projets financés et surtout les taux de retard et de défaut, que les plateformes doivent publier. La transparence est clé : une plateforme qui cache ses échecs ne mérite pas ma confiance. Je privilégie celles qui communiquent clairement sur leurs difficultés passées et leurs processus de sélection.
Quel est l’impact des taux d’intérêt de 2026 sur mes investissements ?
En janvier 2026, les taux de crédit immobilier pour les particuliers tournent autour de 3,26 % sur 20 ans. Cette hausse des coûts d’emprunt réduit la capacité d’achat des ménages, ce qui peut ralentir la commercialisation des logements construits par les promoteurs que je finance. Si les appartements se vendent moins vite, le remboursement de mon investissement peut prendre du retard.
C’est un paramètre macroéconomique que je surveille de près. Si les taux restent stables ou augmentent légèrement comme le prévoient certains scénarios (vers 3,40 %), la pression sur les marges des promoteurs se maintient. Cela ne signifie pas qu’il faut fuir, mais qu’il faut privilégier des projets avec une pré-commercialisation solide pour limiter ce risque de sortie.